
Pix’: Ruisseau de Sainte-Anne du Portzic
Je ne sais plus où chercher, face aux lignes de fuites,
D’un paysage oublié, au devant des serres et combes,
Taillées au couteau, mises au garde-à-vous par un jardinier fou,
Epris d’une liberté inépuisable…
Je ne sais plus où regarder, face aux histoires,
D’êtres humains fatigués, au devant des vallées creusées,
Par un quelconque hasard, mises sur leurs trente-et-un,
Pour une pause temporelle sans érosion…
Et oublier le monde humain,
Ne plus ouvrir ses yeux, le long d’une route,
Aux chemins de terre que l’on croise, par hasard,
Où le temps n’a plus son mot à dire face aux horloges,
Tandis que court, au loin ombres et histoires…
Je ne sais plus où creuser, face aux terriers sombres,
D’une terre fertile et ocre, perdue dans les fonds d’une vallée,
Mise au garde-à-vous un matin d’hiver, sur les coups de minuit,
D’une horloge fatiguée par les détours du temps,
Le long de ces carrefours épuisables de la richesse humaine…
Je ne sais plus où voir, face à ce paysage ancré pour l’éternité,
Dans les battements cardiaques d’un cœur fatigué, par les détours,
Vitaux d’une vie qui ne comprend guère grand-chose, aux histoires du moment,
Ouvertes sans ménagement par un quelconque coupe-papier,
Dans les virages des âmes humaines…
Et oublier le monde humain,
Ne plus ouvrir son regard, le long d’un chemin de terre,
Aux routes de bitumes que l’on décroise, par hasard,
Où le temps n’a plus son horloge pour écrire les mots,
Tandis que court, au loin contes et ombres…